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Voyage Asie Centrale et Route de la Soie - Ouzbekistan http://voyage-route-de-la-soie.fr/taxonomy/term/11/0 fr Le Désert du Kyzyl-Kum et Le Lac Aydar Kul http://voyage-route-de-la-soie.fr/ouzbekistan/desert-kyzyl-kum-Lac-aydar-kul <p style="text-align: justify;"><img style="width: 229px; height: 186px;" alt="Désert Kyzyl-Kum" src="http://voyage-route-de-la-soie.fr/sites/default/files/kyzyl-kum.jpg" align="left" />Aisément accessible depuis Boukhara, le désert du Kyzyl Kum signifiant sable rouge est une vaste étendue de petites dunes sablonneuses et recouvertes de petits buissons où vit une faune diverse et abondante, chèvres, chacals, loups, varans, insectes multiples. En mars ou avril, le désert se recouvre de pavots et de tulipes, en faisant l’époque idéale pour s’y rendre. Brisant la monotonie du sable et des buissons de plantes asséchées, les fleurs ne font cependant leur apparition que pour quelques jours....<br /> La principale attraction d’une excursion dans le Kyzyl Kum est le lac Aydar-Kul, signifiant lac salé, créé accidentellement à la suite du déversement d’un réservoir kazakh dans les années 70... Depuis, son niveau ne cesse de monter et son volume dépasserait même celui de la mer d’Aral! Cette apparition surréaliste en plein désert permet une baignade rafraîchissante et l’observation de nombreux oiseaux colorés venus profiter des eaux poissonneuses du lac. A quelques kilomètres, il est possible de résider dans un camp de yourtes installé par les kazakhs en été où sont proposés des petits safaris à dos de chameau ou des randonnées à cheval... une expérience inoubliable.</p> <p style="text-align: justify;"><b><img style="width: 307px; height: 206px;" alt="Kyzyl Kum désert" src="http://voyage-route-de-la-soie.fr/sites/default/files/kyzyl-kum2.jpg" align="right" />Nourata<br /> </b>Sur la route, il est possible de visiter la cité de Nourata, dont la légende raconte qu’elle est la plus ancienne cité d’Asie centrale. Mais, n’ayant pas été fouillée, la date de sa création reste floue même si le IV ème siècle avant notre ère est privilégié par les archéologues et le historiens. Son nom provient du mot ‘’Nour’’, signifiant lumière en persan du fait de la luminosité particulière produite par le soleil lorsqu’il se reflète sur la source qui s’écoule en contrebas de la ville, considérée comme sacrée. Les pèlerins affluent d’ailleurs pour s’y abreuver et remplir des bouteilles pour en ramener à leur famille. Deux petites mosquées jumelles ont d’ailleurs été édifiées près de la source.<br /> Mais si les ruines de cette antique citadelle sogdienne perchées sur les collines sont célèbres, c’est avant tout parce qu’Alexandre le Grand y avait installé une partie de ses garnisons en prévision de la prise de Samarcande. La ville dont les plans auraient été élaborés en suivant les contours de la Grande Ours était réputée pour son efficacité contre les attaques ennemies. Au cœur du désert, ce site historique inattendu mérite un détour.</p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-style: italic;">Photos: </span><a style="font-style: italic;" target="_blank" title="" href="http://www.flickr.com/photos/runnerone/">Lensfodder</a><br /></p> Destinations Ouzbekistan Fri, 02 Oct 2009 07:35:46 +0000 Philippe 121 at http://voyage-route-de-la-soie.fr Les trésors d'Ouzbékistan: Voyage à Samarcande, Boukhara et Khiva http://voyage-route-de-la-soie.fr/ouzbekistan <p style="text-align: justify;">Terre de légende et de rêve, abritant les cités légendaires de la route de la soie, la jeune République d’Ouzbékistan a bénéficié du découpage frontalier effectué par Staline sous l’URSS, récupérant les trésors que sont <a target="" title="Samarcande la mythique" href="http://voyage-route-de-la-soie.fr/ouzbekistan/samarcande">Samarcande</a>, <a target="" title="Boukhara, la perle de l’Islam" href="http://voyage-route-de-la-soie.fr/ouzbekistan/boukhara">Boukhara</a> et <a target="" title="Khiva, ville musée" href="http://voyage-route-de-la-soie.fr/ouzbekistan/khiva">Khiva</a> et ouvre aujourd’hui ses portes au tourisme.</p> <p style="text-align: justify;">Pays le plus peuplé d’Asie Centrale avec 28 millions d’habitants, l’Ouzbékistan est un pays de contrastes démographiques. En effet, si la densité de population est de 60 habitants/km², elle recouvre de très grosses disparités régionales, qui sont fonction de la richesse des provinces, la plus forte densité étant atteinte dans la riche vallée de Ferghana, grenier du pays où se trouvent la majeure partie des terres fertiles et la plus faible dans le désert du Kyzyl Kum, suivie par la République de Karakalpakie, souffrant de l’assèchement de la mer d’Aral et de problèmes de reconversion propres à la période post-soviétique.</p> <p style="text-align: justify;">Par sa situation centrale, il est peuplé d’un nombre incroyable de minorités, les ouzbeks représentant entre 75 et 80% de la population suivis par les minorités russes (notamment dans la capitale), tadjikes (à Samarcande et Boukhara), il existe également d’importantes communautés kazakhe, karakalpake, kirghize ainsi que coréenne, ouïghoure, ukrainienne et allemande accentuant la richesse culturelle du pays. De fait, le russe reste bien souvent une langue de communication nécessaire entre les minorités, bien que les jeunes préfèrent maintenant parfois apprendre le turc, l’anglais ou le français, l’Ouzbékistan étant le pays le moins russophile d’Asie centrale.</p> <p style="text-align: justify;">La capitale Tashkent est, avec ses 2,3 millions d’habitants, la plus importante d’Asie centrale et son dynamisme est révélateur d’un pays en pleine ascencion économique malgré les difficultés rencontrées depuis la chute de l’URSS. En effet, après l’indépendance en 1991, les secteurs tels que la santé et l’éducation ont beaucoup souffert, de même, de nombreuses industries ont dû fermer leurs portes faisant augmenter de manière alarmante le taux de chômage. D’autre part, la culture productiviste du coton n’a pas encore été abandonnée et pose à l’heure actuelle de nombreux problèmes, notamment celui de l’assèchement de la mer d’Aral, désormais quasi inexistante en Ouzbékistan.</p> <p style="text-align: justify;">Malgré ses difficultés qui sont celles d’un jeune pays , l’Ouzbékistan présente beaucoup d’atouts et de richesses à côté desquelles il serait dommage de passer. Légendes, cités aux noms mythiques, étendues infinies de steppes et de désert, thés partagés avec un berger sous un yourte ou dans la boutique d’un artisan lors de négociations, montagnes aux sommets glacés, visite d’un atelier de tissage de la soie.... autant d’images que vous garderez de l’Ouzbékistan , terre où se sont succédés Alexandre le Grand, Gengis Khan et Tamerlan, puis les tsars et les soviétiques jusqu’à nos jours où est née une nouvelle nation au croisement des civilisations dont les habitants vous invitent à découvrir l’histoire et les coutumes. Un pays empreint de magie où il fait bon rêver devant un dôme turquoise, un minaret élancé ou à la terrasse d’une Tchaïkhana (maison de thé).<br /></p> Ouzbekistan Sat, 22 Aug 2009 07:09:58 +0000 Philippe 11 at http://voyage-route-de-la-soie.fr Chakhrisabz http://voyage-route-de-la-soie.fr/ouzbekistan/chakhrisabz <p>Chakhrisabz ou Shahr-e Sabz (en ouzbek : Shakhrisabz)</p> Destinations Ouzbekistan Fri, 12 Jun 2009 08:45:45 +0000 Philippe 140 at http://voyage-route-de-la-soie.fr Avant le départ http://voyage-route-de-la-soie.fr/ouzbekistan/avant-depart <p><b>Transport :</b><br />Paris est relié à Tachkent au rythme de trois vols directs hebdomadaires les mardi, jeudi et vendredi par Uzbekistan Airways (En période d’hiver, seuls 2 vols sont maintenus les mardi et jeudi).<br /> Les liaisons avec la France sont également possibles via Istanbul (Turkish Airlines) , Francfort ou Londres (Uzbekistan Airways) ou via Moscou.<br /><b><br /> Vaccins :</b><br />Aucun vaccin n'est obligatoire.<br /> Mais il est conseillé de mettre à jour ses vaccinations contre la tuberculose, la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, les hépatites A et B, ainsi que la typhoïde.<br /><b><br /> Visa :</b><br />Le visa ouzbek est aisé à obtenir lorsqu'on en fait la demande dans son pays de résidence. Le délai d'obtention du visa est de 8 jours ouvrables.&nbsp; <div>Coût :<br /> <ul> <li>Visa tourisme 1 mois/simple entrée 75 euros<br /></li> <li>Visa tourisme 1 mois/double entrée 85 euros ( attention pour un visa double ou multiple entrée, une lettre d'invitation d'une agence ouzbèke peut vous être demandée)&nbsp;<br /></li> <li>Chaque entrée supplémentaire coûte 10 euros<br /></li> </ul> </div> <div><i>Les visas touristiques supérieurs à un mois sont très difficiles à obtenir.</i></div> <div><br /></div> <div>Documents à fournir :&nbsp;</div> <div> <ul> <li>Un formulaire officiel de l'ambassade d'Ouzbékistan<br /></li> <li>Une photo d'identité - format 4,5 x 3,5cm (pas de photocopie ni de photo scannée)<br /></li> <li>Un passeport dont la validité doit être supérieure de 6 mois après la fin du séjour envisagé ainsi qu'une page entièrement libre de toute inscription pour le visa ouzbek<br /></li> </ul> <blockquote class="webkit-indent-blockquote" style="margin: 0 0 0 40px; border: none; padding: 0px;"><p><i>Ambassade d'Ouzbékistan à Paris :<br />22, rue d'Aguesseau<br />75008 PARIS<br />Tél. 01 53 30 03 53 - Télécopie. 01 53 30 03 54</i><br /></p></blockquote> </div> </p> Ouzbekistan Thu, 04 Jun 2009 06:24:22 +0000 Philippe 135 at http://voyage-route-de-la-soie.fr Noukous, son musée des Beaux-Arts et les forteresses du désert http://voyage-route-de-la-soie.fr/ouzbekistan/noukous <p style="text-align: justify;">Située en République autonome de Karakalpakie, région désertique occupant tout le Nord-Ouest du pays, Noukous ne pourrait être qu’une ville industrielle au milieu de nulle part, grise et dépourvue d’intérêt. Mais elle abrite le Musée des Beaux Arts où est exposée l’incroyable collection d’Igor Savitsky, peintre et collectionneur ayant rassemblé plus de 90 000 oeuvres d’artistes réprimés sous la période stalinienne, malgré les risques encourus.<br /> Venu en Karakalpakie dans le cadre d’une expédition fouillant les forteresses du désert du Khorezm, il a entamé une collection d’art karkalpak et d’objets ou vestiges anciens trouvés dans la région, puis, loin de Moscou et de son pouvoir totalitaire, il a commencé à constituer une incroyable collection qui n’est réapparue qu’avec la perestroïka et une première exposition a été présentée en 1988 à Saint-Pétersbourg, sortant la collection du désert de l’anonymat.<br /> Le musée possède une collection unique de l’avant-garde et post-avant-garde soviétique, avec notamment de nombreuses œuvres de Solokov peintes lors de son séjour au Goulag, des tableaux du peintre ouzbek Alexandre Volkov ainsi que de Lyssenko, Rojdestvenski, Nikolaev et de nombreux autres artistes parfois méconnus mais dont les œuvres offrent des clés de lectureq passionnantes sur l’URSS. Une section est également consacrée aux œuvres de Savitsky lui-même ayant essentiellement peint des paysages où sont omniprésent les jeux de lumière en fonction des saisons et des heures de la journée, se démarquant des œuvres engagées. Une aute salle contient une collection de copies d’art européen ayant appartenu à Fernand Léger. Enfin une grande partie du premier étage est consacré à l’art karakalpak où est exposée une collection très bien présentée de bijoux, tapis, objets anciens et une yourte intégralement décorée, les karakalpaks étant des nomades d’origine kazakhe.<br /> En plus de son incroyable richesse, le musée dispose d'explications très bien fournies, éclairantes et très enrichissantes sur la plupart des artistes et sur de nombreux tableaux en russe, français et anglais et dispose d’une présentation agréable.<br /></p> <p style="text-align: justify;"><b>Forteresses du désert</b><br /> Le désert du Khorezm recèle plus de 300 forteresses en ruines... les mieux conservées peuvent constituer une excursion intéressante depuis Khiva.</p> <p style="text-align: justify;"><i>Koï-Kriglan Kala</i><br /> Au milieu de nulle part, au sommet de ce qui apparaît comme une colline au milieu des plates étendues désertiques, s’élève une citadelle circulaire et massive. Consacrée aux rites funéraires zoroastriens, les corps y étaient placés afin d’être mangés par les rapaces, les os étaient ensuite placés dans des ossuaires richement décorés. En effet, les sépultures et crémations étaient impossibles, car elles auraient souillé les éléments que sont la terre et le feu, purs et sacrés pour les zoroastriens de même que l’eau et l’air. La citadelle servait également d’observatoire, du fait de sa situation privilégiée.<br /> Elle est datée du IVème siècle avant notre ère et aurait fonctionné jusqu’au IVème siècle de notre ère.</p> <p style="text-align: justify;"><i>Toprak Kala</i><br /> Sans doute la forteresse la plus impressionnante, Toprak Kala date du Ier siècle avant Jésus-Christ. Au IIème siècle, sous la dynastie des Kouchans qui en avaient fait leur capitale, elle subit l’attaque des Huns qui, détruisant les canaux d’irrigation, signent l’arrêt de mort de la cité qui sombre par la suite dans l’oubli. Aujourd’hui encore, on peut y observer les vestiges de plusieurs pièces du palais royal et des jardins, notamment la salle des rois, la salle de la victoire et la salle des gardes noirs... autant de noms évocateurs que l’on peut encore se représenter avec un peu d’imagination ! Dans l’ancien temple zoroastrien où était vénéré le feu, il reste encore quelques fresques dont les couleurs ne se sont pas totalement estompées.<br /> Enfin, l’on peut observer l’emplacement d’anciennes maisons claniques sous le toit desquelles vivaient parfois des familles de plus de 100 personnes !!!</p> Destinations Ouzbekistan Tue, 02 Jun 2009 07:41:44 +0000 Philippe 123 at http://voyage-route-de-la-soie.fr Khiva, ville musée http://voyage-route-de-la-soie.fr/ouzbekistan/khiva <p style="text-align: justify;">Petite ville nichée depuis le IVème siècle sur une oasis au milieu du désert de Khorezm, Khiva a toujours été au centre des vagues de conquêtes venues de tous horizons : perses, arabes, mongols, ouzbeks, russes…. La ville connut son heure de gloire entre le XVIème siècle et 1873, époque à laquelle elle était la capitale du khanat de Khiva, l’une des trois puissances d’Asie Centrale, rivale de Boukhara et de Kokand. De tous temps, la ville fut un important centre religieux de l’Islam et une ville-étape sur la Route de la Soie. A partir de 1873 elle fut sous la domination des russes et après la Révolution d’Octobre, de l’Union Soviétique. Ceux-ci ont fait beaucoup pour la renaissance de la ville, en grande partie détruite. En effet, tous les monuments remarquables ont été reconstruit, et en 1968, Khiva devint une ville musée. Cette marque est toujours bien présente aujourd’hui et permet ce cachet propre à Khiva : un espace de théâtre où tout est beau mais irréel car neuf et resplendissant.<br /> La ville se divise en deux parties : Dichan Kala, la partie extérieure et Ichan Kala, la partie comprise à l’intérieur de la grande enceinte de pierre, qui est la plus intéressante. Cette minuscule cité dans la cité comprend sur un périmètre de seulement 1 km², un nombre impressionnant de curiosités. La ligne de muraille en terre séchée et en briques crues vaut à elle seule le détour, tant elle est impressionnante et amusante à la fois, ressemblant à un château de sable au milieu du désert. Les portes de l’Ouest, entrée principale de la ville et bien souvent point de départ de la visite sont particulièrement remarquables. Parmi les nombreuses curiosités de la ville, il faut s’arrêter notamment sur le palais royal, la<br /> grande Mosquée, le « Minaret court » et l’ensemble que constituent les madrasas.</p> <p style="text-align: justify;"><b>Kounia Ark</b><br /> Tel est le nom du palais royal. On y accède depuis la place Centrale où se tenaient à l’époque du khanat les parades et exercices militaires. Il existe un palais sur ce site depuis le Vème siècle, et plusieurs édifices y furent construits, détruits et remplacés. La plus ancienne composante de l’édifice actuel est la grande tour de terre séchée Ak Sheik Bobo d’où on a une belle vue sur Ichan Kala. Le reste date du début du XIXème siècle. La première et la plus grande cour que l’on traverse après avoir franchi la porte est en cours de restauration : autrefois ce grand emplacement vide se divisait en différentes cours et antichambres aujourd’hui disparues. On visite d’abord la Monnaie, lieu où étaient frappées les pièces du khanat qui est aujourd’hui un petit musée, puis la salle du trône, une longue pièce vide aux hauts plafonds. Juste à côté, on admire la mosquée d’été, percée d’un grand iwan à six colonnes orné de majoliques bleues et vertes particulièrement superbes.<br /> On arrive ensuite dans l’iwan, grande niche que supportent deux colonnes de bois, qui est décorée de superbes motifs en majoliques bleues et vertes. En total contraste avec ce décor de couleurs froides, le plafond est tout en jaune et rouge car il représente des symboles en rapports avec le soleil et le feu, réminiscences des croyances zoroastriennes. Remarquez au milieu de la cour qui abrite l’iwan un grand cercle de pierre surélevé. Ici se trouvait la yourte dans laquelle le khan recevait ses hôtes….</p> <p style="text-align: justify;"><b>Le « Minaret Court »</b><br /> Il a souvent été considéré comme le symbole de Khiva de par son aspect exceptionnellement unique et original. En effet, s’il mesure finalement 26 mètres de hauteur et paraît tronqué et inachevé, ce devait être au départ le plus grand et le plus beau minaret du monde s’élevant à 70 mètres de hauteur. A l’époque de la lutte entre le khanat de Khiva et celui de Boukhara, ce grand minaret, magnifique et orné de majoliques bleues et vertes devait être l’expression de la supériorité de Khiva, ce que le khan de Boukhara ne pouvait supporter. Celui-ci voulut enlever l’architecte qui pour sauver sa vie dû s’enfuir en laissant sa grande œuvre inachevée.</p> <p style="text-align: justify;"><b>Juma Masjid</b><br /> La grande Mosquée du Vendredi est très sobre de l’extérieur, si l’on excepte son grand minaret en pierre haut de 33 mètres. L’intérieur est exceptionnelle, de par son originalité, c’est l’une des seules mosquées entièrement en bois encore debout dans toute l’Asie Centrale, et de par sa beauté, un ensemble magnifique de colonnes en bois sculpté qui semble au premier regard homogène. Finalement, si on y regarde de plus près, chaque colonne a son histoire, du grand et vieux madrier de bois datant du XIème siècle orné d’inscriptions en koufi à la fine colonne richement ciselée, œuvre des ébéniste contemporains, toutes les époques sont représentées, pour qui sait être attentif.</p> <p style="text-align: justify;"><b>Les madrasas</b><br /> Khiva qui était un grand centre de pèlerinage et d’apprentissage religieux comprend un nombre impressionnant d’anciennes madrasas c’est-à-dire d’écoles coraniques, aujourd’hui pour la plupart reconverties en petits musées de fortune, en hôtels ou restaurants. Les<br /> collections exposées étant souvent médiocres, leur intérêt principal est l’architecture de l’édifice. Elles son presque toutes semblables et le visiteur écumant les madrasas de la ville éprouvera bien souvent une impression de « déjà vu ». On y pénètre la plupart du temps par<br /> un porche monumental, en brique, qui est décoré de majoliques pour les plus belles, sobre pour les autres. L’intérieur est toujours une grande cour composée d’un à deux étages d’arches en briques qui abritent les salles de classe et les cellules des étudiants. Il est rare de<br /> pouvoir pénétrer dans ces salles si elles ne sont pas transformées en boutiques, et il faut savoir que ce privilège est souvent réservé aux madrasas les moins touristiques. Les madrasas les plus connus et donc souvent les plus belles sont celle d’Islam Khodja, remarquable<br /> notamment pour son magnifique minaret décoré de cercles concentriques en mosaïque, l’immense Kosh Madrasa, ou la Madrasa Mohammed Amin Khan à côté du Minaret Court.<br /></p> Destinations Ouzbekistan Tue, 02 Jun 2009 07:40:39 +0000 Philippe 122 at http://voyage-route-de-la-soie.fr Boukhara, la perle de l’Islam http://voyage-route-de-la-soie.fr/ouzbekistan/boukhara <p style="text-align: justify;">Après Samarcande, Boukhara est la seconde ville qui fait l’imagination des voyageurs venus en Ouzbékistan sur les traces de la fameuse « route de la soie ». Ville étape de tout premier ordre sur le trajet des caravanes, ville religieuse surnommée au XIIème siècle « la perle de l’Islam », on venait ici des quatre coins du monde musulman pour y commercer ou admirer les mosquées et les minarets, ou recevoir dans un madrasa, l’enseignement d’un grand sage résidant dans cette cité. Ville oasis au milieu du désert de Kyzyl Kum, Boukhara se situe à mi-chemin entre La petite Khiva, ville-musée et la monumentale Samarcande, qui manque de petites ruelles animées où flâner entre deux merveilles. Pour cette raison, c’est à Boukhara qu’il est le plus agréable de s’attarder, car celle-ci possède également des mosquées et medressas monumentales, mais entourées d’une vieille ville authentique, vivante et tortueuse au charme éminemment oriental. Il fait bon se promener, au bord du bassin Liab-IKhaouz ou entre les coupoles du centre-ville, le seul d’Ouzbékistan qui soit d’époque, et par conséquent de loin le plus charmant …</p> <p style="text-align: justify;"><b>Liab-I-Khaouz</b><br /> C’est le coeur battant de la ville de Boukhara, le lieu où se mêlent touristes empressés et ouzbeks jouant aux dominos. C’est ce lieu qui fait l’originalité et le charme de la ville, lui confère une ambiance plus conviviale que notamment Samarcande. Il fait donc bon se reposer ici, en ce lieu rafraîchi par l’eau du bassin, boire un verre ou manger une spécialité ouzbèke dans l’un des nombreux cafés ou tchaïkhana qui borde celui-ci. Remarquez aux abords du bassin, devant la belle madrassa Nadir Divanbeg, remarquable par les magnifiques décorations de son portail, la statue de Khodja Nasreddin, sur son âne, héros de beaucoup de fables musulmanes d’allure simples mais cachant une morale. Au nord de la place, remarquez également la madrassa Koukeldash, la plus impressionnante et la plus grande de la ville avec ses 80 mètres sur 60.</p> <p style="text-align: justify;"><b>Les coupoles</b><br /> Une autre originalité de Boukhara qu’on ne retrouve nulle part ailleurs en Asie Centrale : elle possède encore intactes datant du XVIème siècle, les coupoles de commerce, lieux d’exposition et de vente de marchandises. Ces constructions massives aux bulbes insolites possèdent de grandes entrées ogivales où pouvait passer même un chameau. La fraîcheur créée par cette architecture originale incitait les flâneurs à venir y regarder les échoppes…argument de vente qui fonctionne toujours de nos jours…. En plein cœur du centre-ville, les trois coupoles restantes sont de véritables nœuds de communication entre les différentes attractions de la ville.<br /> La première en venant du Liab-I-Khaouz est la « Tak_I-Sarrafan » ou « coupoles des changeurs » car elle abritait les commerçants juifs, changeurs de monnaie. S’il n’y a plus de changeurs dans cette coupole-ci, les deux autres ont gardé leur fonction originelle : on trouve une belle collection de chapeaux dans la « coupole des chapeliers », mais par contre une médiocre collection de bijoux dans la « coupole des joailliers ».</p> <p style="text-align: justify;"><b>L’ensemble Poy Kalon</b><br /> C’est la place la plus grande et la plus monumentale de la ville. Face à la grande mosquée Kalon et à son imposant minaret se dresse la madrasa Mir-I-Arab, construite en 1535 et toujours en activité, très réputée dans les milieux de l’enseignement coranique.<br /> Le minaret est particulièrement remarquable, d’abord de par son grand âge : construit en 1127, il est parmi les très rares monuments ayant survécus aux destructions de Gengis Khan en Asie Centrale. A Boukhara, il est même le seul survivant des ravages mongols car le minaret avait d’autres fonctions que celle d’appeler les fidèles à la prière : il servait notamment de phare pour les caravanes la nuit et de tour d’exécution d’où l'on jetait les condamnés… Haut de 48 mètres, de forme conique, il est décoré d’anneaux en briques cuites aux motifs géométriques. Depuis longtemps ce joyau, puissant et raffiné, est le symbole de Boukhara, représenté sur toutes les cartes postales ; et bien évidemment c’est de son sommet que la vue la plus imprenable sur la ville. La mosquée du même nom, juste à côté, ne dépare ni en grandeur ni en splendeur. Construite et reconstruite à plusieurs reprises, après un tremblement de terre ou le passage de Gengis, l’ensemble actuel date du XVIème siècle et mesure 130 mètres sur 80. La cour intérieure est immense, les galeries qui l’entourent surmontées de 288 coupoles. Au fond de la cour, presque en arrivant dans la salle de la mosquée proprement dite, contenant le mihrab et le minbar, se trouve un puit octogonal à l’ombre d’un gros arbre, puit censé contenir de l’eau sainte que les pèlerins viennent boire. Un ensemble mêlant grandeur et raffinement, puissantes colonnes, cours chaleureuses, portails imposants et coupoles arrondies dans une atmosphère chargée d'histoire et de croyance.</p> <p style="text-align: justify;"><b>Forteresse de l’Emir</b><br /> Avec ses imposantes murailles crénelées et sa puissante porte flanquée de deux tourelles, la forteresse de l'Emir incarne le pouvoir des seigneurs de Boukhara et symbolise l'interdiction et le crainte... Perchée sur ce qui semble être une colline de 20 mètres de hauteur, elle repose en réalité sur ses propres ayant été reconstruite au même emplacement après les attaques successives, des mongols aux russes mais a retrouvé aujourd'hui son aspect originel grâce aux travaux de restauration. En pénétrant à l'intérieur, on passe devant les prisons de l'Emir, de petites cages à l'espace incroyablement réduit, dont peu de prisonniers sont ressortis et qui effrayé autant qu'elles ont stimulé l'imaginaire des voyageurs occidentaux... On accède ensuite aux remparts depuis lesquels on peut observer l'incroyable extension de la ville moderne de Boukhara, pôle économique très important du pays. L'intérieur de la forteresse n'ayant pas été restauré, l'ensemble donne une étrange impression de désordre au milieu duquel se glissent quelques vestiges intéressants, dont une petite mosquée ouverte, à l'iwan aux colonnes de bois et la salle du trône , vaste pièce ouverte et dénudée dans laquelle subsistent quelques colonnes ainsi que des plafonds de bois sculpté, aux motifs sobres mais très raffinés. L'autre côté des remparts offre une vue imprenable sur le cœur historique, notamment sur l'ensemble Poy Kalon.<br /> Dans d'anciennes pièces à vivre des khans sont désormais présentés deux petits musées, dont un propose une exposition sur l'histoire de la ville de Boukhara assez bien réalisée et enrichie d'objets trouvés sur les sites, notamment dans la forteresse. Le second, plus médiocre, expose des objets, livres, tableaux divers et objets ayant appartenu aux khans qui en sont pas suffisamment mis en valeur.</p> <p style="text-align: justify;"><b>Parc Samani</b><br /> A l’entrée du parc, après la mosquée Bobo-Khaouz, remarquez les deux madrasas, faussement jumelles de Modar-I-Khan, la plus petite, et Abdullah Khan, la plus grande. La visite de cette dernière est originale : on peut s’y promener dans le labyrinthe des cellules à moitié en ruine.<br /> Le parc en lui-même est un lieu agréable, fleuri et ombragé. Il comporte surtout quelques curiosités.<br /> La principale est le mausolée d’Ismaïl Samani, surnommé « la perle de l’Orient ». Ce tombeau de brique datant de plus de mille ans est un petit édifice élégant, carré, surmonté d’un dôme semi-circulaire. La grande tombe à l’intérieur est celle d’Ismaïl Samani, fondateur de la dynastie des Samanides, époque où Boukhara était la capitale d’un empire rayonnant dans toute l’Asie Centrale.<br /> Non loin, un bâtiment en brique à l’allure étrange, surmonté d’un cône, serait la tombe de Job, datant du XIVème siècle. Tout au fond du parc, après un bassin ensoleillé, on peut jeter un coup d'œil à ce qu’il reste des murailles de Boukhara, un ensemble assez décevant.<br /></p> Destinations Ouzbekistan Tue, 02 Jun 2009 07:33:21 +0000 Philippe 120 at http://voyage-route-de-la-soie.fr Ourgout et son marché http://voyage-route-de-la-soie.fr/ouzbekistan/ourgout <p style="text-align: justify;">A quelques kilomètres de Samarcande se trouve le petit village d’Ourgout, réputé pour son marché , très fréquenté par les habitants de la région... Très coloré , on y trouve de tout; des légumes au pièces de voitures en passant par de superbes bijoux traditionnels et une profusion d’objets d’artisanat. Mais la ville est surtout connue pour ses suzanis ( littérallement aiguille), broderies très fines sur des toiles de coton, typiques de l’Ouzbékistan. Une ambiance incomparable... négociation imposée!!<br /> Les environs d’Ourgout sont l’occasion de visites d'artisans familiaux, notamment de céramiques et de broderies, très intéressants et permettant d’acheter directement aux producteurs ayant conservé des techniques ancestrales demandant expérience et dextérité.<br /></p> Destinations Ouzbekistan Tue, 02 Jun 2009 07:32:05 +0000 Philippe 119 at http://voyage-route-de-la-soie.fr Samarcande la mythique http://voyage-route-de-la-soie.fr/ouzbekistan/samarcande <p style="text-align: justify;">Samarcande la mythique, symbole de la magie de l'Orient, nom évocateur ayant inspiré des générations de voyageurs et d'écrivains.... désormais incarnation de la puissance et du faste timouride et cœur de la Route de la Soie...<br /> Samarcande est riche d'une histoire de 2500 ans, ce qui en fait l'une des plus ancienne cité au monde; durant ces millénaires, la ville a marqué la vie de nombreuses personnalités historiques d'Alexandre le Grand à Babur (premier des empereurs moghols ayant conquis l'Inde au Xvème siècle) en passant par Ismaïl Samani et Tamerlan contribuant à renforcer les rêves et à faire proliférer les légendes concernant la cité.<br /> Aujourd'hui parée des chefs d'œuvres architecturaux de l'époque timouride, la "ville des coupoles bleues" n'a rien perdu de sa mystique et de sa beauté légendaire. Malgré les grandes artères construites par les soviétiques, l'activité économique désormais développée dans la ville et les environs et les aménagements ayant dégagé des espaces autour des monuments, enlevant un peu de l'aspect authentique et vivant, admirer les splendeurs de Samarcande, flâner sur la colline d'Afrosyab, songer à l'ombre d'une coupole ou admirer le détail d'une mosaïque demeurent des instants inoubliables, empreint de magie </p> <p><b>Le Reghistan</b> </p> <p style="text-align: justify;">Lorsqu’au XIV ème siècle, les habitants descendent d’Afrosyab dévastée par les Mongols, le Reghistan devient le centre de la nouvelle ville. Sous Timur, elle est le point de rencontre des commerçants, artisans.... Sous Ulugh Beg fut construit la grande madrasa qui porte son nom, une mosquée remplacée au XVII ème siècle par la medressa Sher Dor et un caravansérail remplacé par la medressa Tila Kari.<br /> De la place, on observe les façades à gauche de la madrasa d’Ulugh Beg, au porche décoré d’étoiles et à droite lui faisant face, la madrasa Sher Dor, dont les mosaïques représentent des tigres qui courent après des biches, tigres surmontés d’un soleil a tête d’or.<br /> Seule au fond face à la place, la madrasa Tila Kari est la plus belle. Et cela car, si sa cour n’a rien de plus que celle des deux autres madrassas, l’intérieur de la mosquée sur la gauche est richement décorée de motifs floraux, de sourates du Coran et de trompe-l’oeil en faïences bleu et or ; un ensemble de toute beauté. Remarquez également sur le côté, une exposition de photos montrant les bâtiments du Reghistan avant restauration : révélateur...<br /> La place du Reghistan, symbole de Samarcande, incarne la grandeur, la puissance mais aussi la majesté et le sens artistique raffiné de la dynastie timouride.</p> <p><b>La Mosquee Bibi Khanum</b> </p> <p style="text-align: justify;">Cette mosquée construite sous Tamerlan, qui porte le nom de sa femme favorite, était la Mosquée du Vendredi, la grande Mosquée de la capitale de l’Empire. Ce monument a beaucoup souffert du temps, des pillages des persans au XVIIIème siècle et des tremblements de terre. Pourtant la restauration a rendu à l’ensemble un semblant de majesté et le grand dôme bleu reconstruit domine à pressent la ville.<br /> Avant de visiter la grande mosquée, on peut jeter un coup d'œil au petit mausolée en face. Du sommet on a une belle vue sur la ville, la mosquée Bibi Khanum et surtout les mosquées et la nécropole sur la colline d’Afrosyab. L'intérieur du mausolée est également assez beau. Dans la crypte, la tombe du milieu est celle de la femme de Tamerlan, Bibi Khanum.<br /> La grande mosquée proprement dite est dotée d’un immense portail d’entrée flanqué de puissants pylônes. Le tout décoré de mosaïques vertes ou bleues pour les motifs géométriques, blanches pour les sourates du Coran. En entrant, on pénètre dans la cour, grande, arborée, assez sobre. En visitant les trois édifices principaux surmontés de dômes bleus, le contraste est saisissant entre l'intérieur et l'extérieur. Si la façade et les trois grands dômes sont resplendissants de mosaïques et de majoliques, l'intérieur, non restauré, est complètement dépouillé et paraît en ruine. En somme, le mieux est d’observer les détails des façades, assis dans la cour, à l’ombre des muriers blancs.</p> <p><b>Le Gour Emir</b> </p> <p style="text-align: justify;">Le Gour Emir était au départ un mausolée dédié au petit-fils de Tamerlan, héritier de l’empire, Mohammad Sultan, et construit a la fin du XIV ème siècle. Après la mort prématurée de celui-ci en 1403, Tamerlan en fit un sépulcre pour son petit-fils défunt. Deux ans plus tard, Amir Timur mourut à son tour et fut également inhumé dans le Gour Emir. Par la suite le monument est resté le lieu de sépulture de la grande famille des Timourides, notamment Ulugh Beg y fut enterré en 1449.<br /> Pour y pénétrer on passe un premier portail à moitié décoré de majoliques bleues et vertes, à moitié tapissé à la chaux. Le monument en lui-même est un grand bâtiment d’une seule pièce, en brique, décorée de mosaïques aux motifs floraux, surmonté d’un grand dôme bleu et de deux minarets. Le porche central est richement orné, sauf sa partie centrale qui reste blanchie à la chaux.<br /> Au premier abord, l'intérieur paraît quelque peu baroque : les fioritures florales, les cannelés bleu et or et le grand lustre vénitien écrasent. Remarquez les sourates en papier mâché doré de style iranien. Au centre, les tombes. Celle en marbre noir au milieu est celle d’Amir Timur.<br /> La grande tombe à droite, celle de son fils Sharun, la petite à gauche celle d’Ulugh Beg. Et la première en entrant, celle de Mohammad Sultan. Au fond, la tombe solitaire est celle du Cheikh Sayid Umar.</p> <p><b>Mausolée Rukhobod</b> </p> <p style="text-align: justify;">En face du Gour Emir, se situe le mausolée Rukhobod, l’un des plus anciens monuments de Samarcande, construit en 1380 par Tamerlan pour son maître spirituel, le Cheikh Burhariddin Sagarji. Ainsi, Rukhobod signifie « résidence de l’esprit ».<br /> Simple et dénudé, à la fois par son architecture et par la couleur sable de sa façade d’où sont absentes toutes majoliques, le mausolée se trouve au fond d’une cour intérieure où travaillent des artisans dans les anciennes cellules de la khanaka (petite école coranique).<br /> A l’intérieur du bâtiment se trouvent les tombes du Cheikh, de sa femme Bibi Khalfa et de leurs 10 enfants.<br /> L’élément le plus remarquable est sans doute le porte Est, en bois sculpté d’origine, sur laquelle figure le credo musulman « Allah est le Dieu seul et Mahommet est son prophète », ainsi que des phrases de bienvenue à l’adresse des pèlerins venus se recueillir. Malgré ses importantes dimensions caractéristiques de l’architecture timouride, le mausolée Rukhobod est surprenant de sobriété au regard du faste des autres monuments de Samarcande, ce qui renforce son intérêt et sa curiosité.</p> <p><b>Mosquée Khazret Khizr ou Mosquée des Voyageurs</b> </p> <p style="text-align: justify;">Perchée sur la colline d’Afrosyab, cette petite mosquée asymétrique et pleine de charme attire l’oeil par son allure inhabituelle, ses dimensiosn réduites et les couleurs pastelles de son petit minaret. On pénètre à l’intérieur par une entrée à coupole avant d’accéder à l’iwan à colonnades qui offre une vue privilégiée sur la nécropole Shah-i-Zinda et l’ensemble de la ville. La finesse des peintures du plafond, des sculptures des portes de bois et des détails muraux y sont également remarquables. La salle de prière encore en fonction n’est pas accessible aux visiteurs. Cette partie date de 1854, le portail ayant été ajouté en 1919.<br /> Cette mosquée a été édifiée en l’honneur du Saint patron des voyageurs et des eaux souterraines, Elie. A l’extérieur se trouve d’ailleurs un puits de 40 mètres. Le site est considéré comme un lieu saint depuis l’époque pré islamique et de nombreux lieux de cultes se sont succédés à cet emplacement.</p> <p><b>Mausolée Ishrat Khana</b> </p> <p style="text-align: justify;">A l’écart du centre-ville, loin de l’éclat des coupoles bleu vif du Registan, de Bibi Khanum et du Gour Emir se trouvent les ruines du Mausolée Ishrat Khana. Situées entre fermes et jardins, elles offrent le plaisir d’une découverte inattendue à la recherche des rares détails ayant survécu aux années.<br /> Aucun travaux de restauration n’ayant été effectués sur ce mausolée du XVème, on y ressent l’émotion propre aux lieux oubliés et mystérieux portant les marques du temps.<br /> Construit par Khabibi Sultan Beghim, femme du Sultan Abu Sayin, il abrite des femmes et des enfants de la dynastie timouride dans une crypte souterraine. Autrefois orné de somptueuses mosaïques aux riches motifs, son nom signifie « maison de la joie ».<br /> Le dôme s’est écroulé suite aux tremblements de terre de 1897 et 1903 mais la porte centrale, pourtant surdimensionnée y a étonnement bien résisté.</p> <p><b>Shah-i-Zinda</b> </p> <p style="text-align: justify;">D’abord, un majestueux portail d’entrée le pishtak, surmonté d’une coupole bleue soutenue par quatre arches, si typique de Samarcande, encadré d’une mosquée et d’une madrasa assez simples. Suit une volée d’escaliers menant à une haute porte. Jusqu’au dernier instant, rien ne laisse deviner le véritable aspect de la nécropole... Une véritable rue bordée de sublimes mausolées permettant une découverte des styles architecturaux et des techniques d’ornement du XIème au XVème siècle. La surprise n’est que plus fascinante.<br /> La nécropole Shah-i-Zinda, « du Roi vivant » est une ruelle qui grimpe vers la colline d’Afrosyab et menait autrefois aux portes de la ville antique. Au XIème siècle, le premier mausolée y fut construit, celui de Qassim-ibn Abbas, un missionaire arrivé lors des conquêtes arabes et fut par la suite épargné par miracle lors de la prise de la ville par les Mongols. Au XIème et XII ème, de nombreux mausolées et tombes furent construits à cet emplacement considérés comme sacré par les religions successives, zoroastrisme, manichééisme, nestorianisme , Islam. Puis , à l’époque timouride les familles nobles et les membres de la famille de Tamerlan se firent enterer près du tombeau de Qassim-ibn Abbas cherchant la protection du Saint pour leur vie dans l’au-delà.<br /> Ce syncrétisme de croyances a donné à la rue son aspect actuel où se mêlent les mausolées les plus simples , les plus raffinées ,les plus grandioses , les majoliques florales et les simples murs blancs, les coupoles arrondies et les portails imposants formant un ensemble architectural sublime.<br /></p> Destinations Ouzbekistan Tue, 02 Jun 2009 07:07:35 +0000 Philippe 118 at http://voyage-route-de-la-soie.fr La vallée de Ferghana http://voyage-route-de-la-soie.fr/ouzbekistan/vallee-ferghana-marghilan-kokand <p style="text-align: justify;">Vaste jardin encerclé de montagnes ; la vallée de Ferghana est la région la plus peuplée et la plus riche de toute l’Asie Centrale. Irriguée par les eaux du Syr Daria et baignée de soleil, cette grande plaine verte produit beaucoup de fruits et de coton mais possède également de nombreuses usines. Ces performances économiques n’en font pas un lieu de tourisme par excellence, mais quelques villes et l’ensemble en général valent une petite excursion. Attrait majeur : la région étant peu touristique, elle est restée plus authentique.</p> <p style="text-align: justify;"><b>Kokand<br /> </b>Au XVIII ème et XIX ème siècles, Kokand était la capitale d’un vaste khanat, rival de celui de Boukhara. Si Kokand n’a plus le charme de Boukhara, c’est parce que ses nombreuses révoltes face au pouvoir soviétique et les répressions à coups de canon qui ont suivies ont réduit sa vieille ville à l’état de ruine. Cependant, il est agréable de flâner une heure ou deux dans ses ruelles et de découvrir, pourquoi pas, aux détours des rues, une mosquée ou une medresa.</p> <p style="text-align: justify;"><b>Le palais de Khudaiar Khan</b><br /> Attraction principale de la ville qui vaut à elle seule le déplacement. Construit entre 1863 et 1873 par le dernier khan de Kokand, il fut par la suite à moitié détruit par les russes. La façade en briques vernissées bleues, jaunes, oranges et vertes que l’on observe depuis un<br /> petit parc est particulièrement belle. Remarquez notamment les tourelles et les inscriptions arabes blanches sur fond bleu, ainsi que la voie dallée et le porche monumental par lequel on accède au musée.<br /> A l’intérieur, deux grandes cours décorées d’ogives aux motifs floraux bleus et blancs. Dans la seconde, une collection d’animaux empaillés. La troisième, plus petite et plantée d’arbres fruitiers est particulièrement agréable, rappelant un jardin de style mauresque.<br /> Dans les salles, une étonnement riche collection de peintures italiennes et ouzbèkes, ainsi qu’une exposition relatant toute l’histoire de Kokand et de la vallée. D’autres salles rappellent ce que devait être la décoration du palais : gros meubles en noyer, plafonds peints, multicolores, aux motifs floraux, stucs, divans, petites tables en bois sculpté, lustres en cristal... Un bel ensemble qui donne une idée du style traditionnel ouzbek.</p> <p style="text-align: justify;"><b>Ferghana<br /> </b>La ville de colonisation russe dans la vallée. Ses grandes artères plantées de platanes n’offrent pas d’attrait particulier mais la ville est verte et plutôt agréable, et sa position centrale en fait le camp de base idéal pour découvrir la vallée. Le parc Al-Ferghani au centre, avec sa statue monumentale et ses fontaines est un lieu de vie qui mérite le détour. Enfin, le bazar est immense et on peut y flâner des heures au milieu des étals colorés, des boutiques de vêtements ou de souvenirs.</p> <p style="text-align: justify;"><b>Marghilan<br /> </b>Ancienne étape sur la route de la soie, Marghilan est intéressante surtout pour ses fabriques de soie, où l'on peut observer de bout en bout le processus de confection de l’étoffe précieuse. Son bazar est petit mais authentique, et l’ambiance y est conviviale. On peut y admirer et y goûter les merveilleux fruits de la v allée. Enfin, la mosquée Khonakah est belle et originale. On y pénètre par un porche surmonté d’un grand dôme et flanqué de deux hauts minarets. Dans la cour intérieure, les balcons et l’escalier, sculptés en bois peint, valent particulièrement un coup d'œil.<br /></p> Destinations Ouzbekistan Tue, 02 Jun 2009 07:06:19 +0000 Philippe 117 at http://voyage-route-de-la-soie.fr